Un spectrogramme montre comment les fréquences d’un signal changent au fil du temps en utilisant des couleurs, rendant les motifs, les rafales, le bruit et la modulation plus faciles à voir. Cet article explique en quoi les spectrogrammes diffèrent des autres écrans, comment ils sont calculés, comment la résolution et les réglages visuels influencent la précision, et comment lire les motifs. Il fournit des informations claires et détaillées sur chaque aspect du sujet.

Aperçu du spectrogramme
Un spectrogramme est une image qui montre comment les fréquences d’un signal évoluent au fil du temps. Cela ressemble à une carte colorée avec le temps sur l’axe horizontal, la fréquence sur l’axe vertical, et la couleur montrant la puissance du signal. Cette vue facilite la compréhension de ce qui se passe à l’intérieur du signal à différents moments. Il permet de révéler des changements lents de fréquence, des déplacements soudains, des rafales courtes et des motifs créés par différents types de modulation. Il montre aussi des changements de bruit de fond et rend les signaux plus faibles plus perceptibles, même en présence de sons plus forts.
Spectrogrammes vs. spectres et affichages en cascade

Principales différences
Bien que les trois affichent du contenu en fréquence, seuls les spectrogrammes et les cascades présentent un comportement variant dans le temps. Un spectre montre un moment unique, tandis qu’une cascade empile des spectres mais met en avant les tendances à long terme. Un spectrogramme offre de manière unique une vue détaillée et colorimétrique sur la fréquence temps-fréquence.
Tableau comparatif
| Fonctionnalité | Spectrum (graphique FFT) | Spectrogramme | Exposition de cascades |
|---|---|---|---|
| Informations variables dans le temps | Non | Oui | Oui |
| Informations sur la fréquence | Oui | Oui | Oui |
| Amplitude affichée | Oui | Oui (codé par couleur) | Oui (hauteur ou couleur) |
| Meilleur pour | Instantané instantané | Évolutions au fil du temps | Tendances historiques longues |
Bases du calcul du spectrogramme
Processus étape par étape
• Diviser le signal en trames courtes et superposées.
• Appliquer une fonction fenêtre (par exemple, Hann ou Hamming) à chaque image.
• Calculer la FFT de chaque trame fenêtrée pour obtenir son spectre.
• Convertir les magnitudes spectriques en dB ou en valeurs d’intensité linéaires.
• Cartographier les intensités aux couleurs pour montrer les composantes faibles et fortes.
• Placer les spectres dans l’ordre temporel pour former le spectrogramme complet.
Facteurs qui influencent la précision
| Paramètre | Rôle dans le spectrogramme |
|---|---|
| Longueur de fenêtre (taille FFT) | Contrôle le détail de la fréquence. Les fenêtres plus longues montrent une résolution de fréquence plus fine. |
| Type de fenêtre | Façonne la façon dont chaque tranche est traitée et réduit les artefacts indésirables. |
| Pourcentage de chevauchement | Un chevauchement plus élevé permet une résolution temporelle plus fluide. |
| Taux d’échantillonnage | Règle la fréquence la plus élevée pouvant être affichée. |
Résolution temps–fréquence dans les spectrogrammes

Fenêtre plus longue (meilleure résolution de fréquence)
• Sépare les fréquences proches les unes des autres
• Montre plus clairement les changements de fréquence lents
• Réduit la clarté des événements rapides ou courts
Fenêtre plus courte (meilleure résolution temporelle)
• Montre des changements soudains plus clairement
• Capture les changements rapides de fréquence
• Produit des bandes de fréquences plus larges ou moins détaillées
Pointes de spectrogramme discontinu pour la surveillance du signal à long terme
Points forts
Adapté à la surveillance du signal à long terme. Utilise moins de mémoire comparé à l’enregistrement continu. Ça fonctionne bien pour des changements lents ou occasionnels. Utile pour les contrôles de conformité de longue durée
Faiblesses
Pas efficace pour des rafales rapides ou imprévisibles. Cela ne fournit pas une vue en temps entièrement continu. La précision dépend de la qualité de chaque slice.
Pour les signaux à comportement rapide, une approche continue offre une compréhension plus claire.
Spectrogrammes continus pour l’analyse rapide des événements

Un spectrogramme continu utilise un long enregistrement avec une fenêtre glissante et superposée pour offrir une vue sans écart. Cette méthode capture des événements rapides, s’aligne avec la forme d’onde et soutient une corrélation détaillée de paquets, impulsions et symboles.
| Avantages | Description |
|---|---|
| Aucune lacune dans la chronologie | Chaque instant du signal est inclus. |
| Capture les changements rapides | Montre clairement des explosions, des changements de vitesse, des bugs et d’autres événements rapides. |
| Aligné avec la forme d’onde | Correspond au signal du domaine temporel sans interruption. |
| Soutient la corrélation détaillée | Aide à analyser les paquets, symboles et autres structures de niveau fin. |
Cartes de couleurs du spectrogramme et réglages d’échelle
Cartes couleur

| Carte couleur | Description |
|---|---|
| Inferno / Viridis | Fluide et cohérent, ce qui aide à montrer clairement les changements. |
| Jet | Lumineux et coloré, mais cela peut modifier la perception des données. |
| Chaleur (noir - rouge - jaune) | Cela met en lumière plus clairement les parties fortes du signal. |
Échelle d’amplitude

| Type d’échelle | Meilleur pour | Description |
|---|---|---|
| Linéaire | Signaux à faible plage dynamique | Montre des changements directs mais peut cacher des détails très faibles. |
| dB | Signaux à large plage dynamique | Ça comprime la tessiture, rendant les parties fortes et faibles plus faciles à comparer. |
Gestion de la plage dynamique

| Réglage de la portée | Effet |
|---|---|
| Trop étroit | Les couleurs deviennent saturées, rendant l’affichage difficile à lire. |
| Trop large | Des parties faibles du signal disparaissent sur la parcelle. |
Comment lire un spectrogramme ?
Motifs courants de spectrogrammes
• Ligne horizontale - ton continu ou porteuse
• Série verticale - impulsion courte ou explosion rapide
• Trace diagonale - balayage ou chirp en fréquence
• Bruit en cluster - interférences haut débit
• Bandes latérales symétriques - modulation AM ou PM
• Rafales périodiques - activité de paquets ou signaux pulsés
Conseils simples pour interpréter les spectrogrammes
• Remarquer des formes répétitives pour localiser la modulation ou une activité régulière
• Vérifier l’intensité des couleurs pour voir la différence entre des signaux plus forts et plus faibles
• Observer comment la fréquence bouge pour détecter la dérive ou le saut
• Regarder la largeur du signal pour comprendre la FM, l’étalement ou le jitter
Guide des réglages de fenêtres de spectrogramme
| Objectif d’analyse | Type de fenêtre | Taille FFT | Chevauchement | Notes |
|---|---|---|---|---|
| Détection de courtes rafales | Hann | Court | 75–95 % | Bon pour les événements rapides |
| Identifier les fréquences proches | Blackman | Long | 50–75 % | Détail à fréquence plus élevée |
| Obtenir une amplitude précise | Flat-top | Moyen | 25–50 % | Aide à la précision des niveaux |
| Réduire les lobes secondaires | Blackman-Harris | Moyen | 50–75 % | Aide à révéler des signaux de bas niveau |
| Surveillance en temps réel | Hamming | Moyen | 50–80 % | Clarté et vitesse équilibrées |
Applications du spectrogramme
RF & Sans fil
Les spectrogrammes aident à détecter les interférences, à vérifier l’activité de saut de fréquence, à surveiller les émissions indésirables et à identifier l’instabilité des étages de puissance RF.
Audio & Parole
Ils facilitent la détection des phonèmes, des sifflances et des formants, tout en détectant le découpage, la distorsion et d’autres artefacts dans les signaux audio.
Radar & Défense
Dans les travaux radar, les spectrogrammes révèlent des bips, des trains d’impulsions, l’activité de brouillage et des détails liés aux techniques de compression d’impulsions.
Mécanique et vibrations
Ils aident à détecter les fréquences des roulements, à suivre la résonance de la boîte de vitesses et à identifier les événements d’impact courts dans les machines en rotation ou en mouvement.
Signaux biomédicaux
Les spectrogrammes sont utiles pour surveiller les variations temps-fréquence EEG et ECG et détecter des sursauts anormaux ou des irrégularités du rythme.
Conclusion
Les spectrogrammes révèlent à la fois le comportement temporel et fréquentiel, aidant à comprendre les tonalités, les rafales, le bruit et la modulation. En choisissant les bons réglages de fenêtre, le chevauchement, la carte de couleurs et l’échelle, l’affichage devient plus clair et plus fiable. Avec une configuration appropriée et une lecture attentive, les spectrogrammes offrent une vue complète de l’activité du signal sans manquer les changements rapides ni les tendances à long terme.
Foire aux questions [FAQ]
Dans quels formats de fichiers un spectrogramme peut-il être sauvegardé ?
Il peut être enregistré en PNG, JPG ou TIFF pour les images, et en CSV, MAT ou HDF5 pour les données brutes.
Un spectrogramme indique-t-il l’information de phase ?
Non. Un spectrogramme standard ne montre que la magnitude. La phase nécessite un spectrogramme de phase séparé.
Comment le plancher de bruit affecte-t-il un spectrogramme ?
Un bruit de fond élevé peut masquer des signaux faibles, les rendant difficiles à voir.
Pourquoi un prétraitement est-il nécessaire avant de réaliser un spectrogramme ?
Le prétraitement, comme le filtrage ou la suppression en continu de communication, aide à éliminer les contenus indésirables et améliore la clarté.
Les spectrogrammes peuvent-ils se mettre à jour en temps réel ?
Oui. Grâce à un traitement FFT rapide et à des fenêtres courtes, ils peuvent fonctionner en continu à mesure que les données arrivent.
Les spectrogrammes fonctionnent-ils avec des signaux I/Q complexes ?
Oui. Les données I/Q sont converties en magnitude ou puissance avant de former le spectrogramme.